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Gilles Chanson, formateur : Le simulateur pédagogique est un moyen et pas une finalité en soi

Gilles Chanson, formateur : Le simulateur pédagogique est un moyen et pas une finalité en soi
15 avril 2019 Mirela OPREA

Cela fait déjà trois ans que la collaboration avec Gilles CHANSON, formateur indépendant à Lyon, a pris tout son sens pour l’équipe SCIADO. Les lignes de développement de notre partenariat sont très diverses : le hasard a fait que Gilles a formé un des fondateurs Sciado et c’est toujours le hasard qui fait que nous l’avons initié dans la pédagogie par le jeu.

“C’est comme ça que tout a débuté, sur des formations classiques, traditionnelles même, avant de commencer les formations et animations avec un simulateur pédagogique”, nous a dévoilé Gilles dans le cadre d’une interview détaillée sur son passage à la formation innovante et l’utilisation plurivalente des business games pédagogiques.


Comment as-tu vécu le passage vers la pédagogie par le jeu ?

Gilles CHANSON : Je pense que l’esprit compétition répond vraiment à une problématique de génération. De nos jours, cela me paraît fondamental, peut être encore plus face à une “clientèle” d’étudiants pour laquelle nous avons beaucoup de mal à faire garder la concentration et l’attention.

Même lorsqu’il s’agit d’adultes, je suis convaincu de la pertinence et de l’intérêt de l’aspect ludique par rapport aux formations classiques et descendantes qui n’ont plus d’attractivité. Pour l’avoir vécu et l’avoir dispensé, je peux effectivement dire que j’ai accroché très vite avec ce type de formation.

Il semble très facile de former avec un “jeu”…

G. CHANSON : Bien sûr, c’est interactif, collaboratif, dynamique, c’est vivant.

Il y a quelque chose de plus qui pour moi compte beaucoup, c’est la notion de temps. Ainsi, dans des formations plus classiques, il y a souvent des apprenants qui regardent leurs montres avec ce sentiment “quand est-ce que ça va finir”. Au contraire, dans des formations gamifiées c’est nous qui disons “allez c’est bon, il va falloir penser à déjeuner”.

Je suis convaincu de la pertinence et de l’intérêt de l’aspect ludique par rapport aux formations classiques et descendantes qui n’ont plus d’attractivité.

A part le côté ludique et la compétition, nous retrouvons aussi des situations dans la simulation qui ressemble beaucoup à la vie réelle. Cela nous permet régulièrement d’aller parler des choses complémentaires que nous avons pu vivre, faire un partage d’expérience, exprimer des savoirs faire.

Quelle est la spécificité de nos simulateurs ?

G. CHANSON : Ce que je ressens par rapport à certains autres jeux que j’ai pu voir animés, c’est vraiment cette idée que le simulateur pédagogique est un moyen et pas une finalité en soi.

Nous utilisons le simulateur pour faire de la pédagogie, ce qui nous permet ce côté ludique et sympa, nous faisons des tours en fonction des jeux.

En complément, nous avons un apport pédagogique important, nous sommes là pour transmettre des connaissances et suivre l’apprentissage.

C’est une philosophie fortement mise en avant et assumée par l’équipe, et je trouve qu’il y a beaucoup de sens.

Ce que je ressens par rapport à certains autres jeux que j’ai pu voir animés, c’est vraiment cette idée que le simulateur est un moyen et pas une finalité en soi.

Le simulateur pédagogique est il flexible ?

G. CHANSON : Certainement ! Il est important de se concentrer sur la progression de nos apprenants, donc d’aborder des notions qui n’étaient pas prévues au début.

 Avec le même simulateur nous pouvons appuyer sur des points différents, il y a vraiment un panel très large de thématiques à traiter, ce serait dommage de ne pas user de cette opportunité.

Comme je disais, le simulateur pédagogique est le moyen, ce sont les formateurs qui doivent trouver la finalité, qui doivent utiliser leurs compétences pour mener la formation.

Quel est ton simulateur préféré ?

G. CHANSON : Le simulateur que j’ai le plus pratiqué et qui m’emballe est le simulateur de gestion d’entreprise (FITCO) que je trouve “couteau suisse”. Je l’ai utilisé en format événementiel, auprès d’un comité de direction, avec un aspect plus ludique, mais qui nous a permis également de faire quelque points sur certains éléments spécifiques.

Je l’ai ensuite animé en format plus stratégique, donc avec une réflexion sur les stratégies, positionnement et offre, il y a également des points intéressants à faire là dessus. J’ai vu les formateurs l’animer dans un mode plus gestion, marketing digital et puis je l’avais vu aussi en format plus création d’entreprise et business plan.

Je viens enfin de l’utiliser sur 2 jours en format plus  “commercial” avec un focus sur les notions de marge, bénéfice, trésorerie vs. CA et délais de paiement, ou comment réintroduire auprès de commerciaux la notion de rentabilité de leurs business et de leur entreprise.

Comme je le disais, l’avantage d’un simulateur est qu’il peut avoir plusieurs fonctionnalités et utilisations, c’est très pratique.

Tu nous as parlé d’avantages, y a-t-il des inconvénients au simulateur ?

G. CHANSON : Je ne dirais pas forcément qu’il y a de désavantages, mais je parle plutôt des situations que nous pouvons surmonter grâce à une préparation en amont. Ce qui est sûr est que nous sommes dépendants du matériel technique, d’internet, du réseau… donc nous devons prendre en compte tous les aspects.

Je me rappelle d’une expérience très intéressante avec Jean-baptiste, nous avons fait une animation à 2000 mètres d’altitude dans une yourte pour les cadres d’une entreprise. C’était assez complexe, surtout en terme de réseau, nous avions préparé des clés 4G, nous avions fait le partage de connexion.

C’était une situation atypique et challengeante, car à 2000 mètres ce n’est pas évident d’utiliser un simulateur pédagogique. Mais nous l’avons fait et tout s’est très bien passé finalement. Comme quoi rien n’est impossible avec un peu d’imagination…

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