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Créateurs de Business Games Pédagogiques

Avez-vous les qualités du formateur de demain ?

Avez-vous les qualités du formateur de demain ?
13 décembre 2018 Mirela OPREA

L’ère digitale a tellement transformé la formation que de nombreux cours et outils pédagogiques sont disponibles en ligne et utilisables sur les tablettes, applications mobiles et smartphone.

De plus, les apprenants peuvent trouver des réponses sur une variété de sujets avec une simple recherche sur Google !

Dans ces conditions, une question de plus en plus évidente émerge : y-a-t-il encore besoin des formateurs ? Et si oui, quel est leur rôle et comment peuvent-ils adapter les méthodes éducatives aux nouvelles technologies ?

Formateur, animateur, facilitateur…

L’époque où le professeur faisait ses cours de A à Z est révolue. Avec l’aide de divers outils électroniques, les cours sont déjà préparés, les supports sont en ligne, les présentations et les notions théoriques sont remplacées par des serious games, business games et d’autres instruments pédagogiques novateurs.

 La présence humaine reste néanmoins indispensable pour une formation réussie !

Ce qui change c’est principalement son rôle et sa posture.

Plutôt que de créer et diffuser du contenu, le formateur doit se transformer en curateur, sélectionner les bonnes informations et mettre les apprenants « sur la piste ». Il devient donc animateur, source de motivation, accompagnateur et facilitateur.

Seuls les bons professeurs forment les bons autodidactes.

J.F. REVEL


Les missions du formateur à l’ère digitale

Aider au positionnement et à la planification

Il faut savoir s’organiser pour apprendre efficacement. L’apprenant n’a pas l’expérience pour connaître ses besoins, ce qu’il doit améliorer, les compétences qu’il lui faut ou comment organiser le rythme d’apprentissage.

C’est là où le formateur intervient, pour aider l’apprenant à prendre conscience de ses pistes d’amélioration et à planifier son temps de travail, ainsi qu’à établir le niveau d’apprentissage (débutant, moyen, avancé).

Faciliter l’apprentissage

Le formateur de demain ne doit plus détenir le savoir et toutes les notions théoriques. En revanche, il va accompagner l’apprenant à développer ses réflexes, à utiliser différentes sources d’information et à s’orienter vers des ressources pédagogiques pertinentes. Par conséquence, il deviendra un guide dans l’apprentissage, en laissant à l’apprenant la responsabilité de ses décisions.

Néanmoins, il doit toujours le soutenir et le rassurer, en le dirigeant sur la bonne route et en donnant un feed-back constructif et détaillé.

Motiver ses apprenants

La motivation est indispensable pour susciter l’intérêt des apprenants. Et quel meilleur moyen pour motiver que de mettre l’apprenant au centre de sa formation ?

En devenant un acteur actif de son apprentissage, l’apprenant prendra des décisions, analysera et agira de manière interactive et productive. Il évoluera par l’essai, il fera des erreurs et surtout sera capable de les analyser pour les comprendre.

Être créatif et innovant

Avec tous les dispositifs numériques à sa disposition, le formateur doit trouver le moyen de transmettre des savoirs de façon innovante. Pour cela, il sera peut être amené à sortir de sa zone de confort, à s’adapter aux nouvelles technologies et à maîtriser les outils numériques pédagogiques.

Plus il deviendra conscient de l’importance du digital, plus ses formations seront intéressantes et dynamiques.

Se former et être informé

Chaque formateur doit être à jour avec les nouveautés de sont métier. Ainsi, il doit se former régulièrement, participer à des conférences / séminaires, être en contact avec des organismes de formation, être au courant avec les changements législatifs.

Il est donc important d’éviter l’enfermement dans des méthodes éducatives “anciennes” et assumer que ses compétences doivent se diversifier et se renforcer, à l’instar de ce que viennent chercher ses apprenants.


Quelles autres missions du formateur ajouteriez-vous ?

Laissez vos opinions dans un commentaire !

 

Soyez audacieux et gamifiez vos formations

3 Avis

  1. Jean-François SERIZIAT 3 mois ll y a

    C’est en effet une bonne analyse, qui met en évidence le virage qu’impose les nouvelles technologies au métier de formateur, ou plus exactement à celui d’enseignant.
    Cette évolution n’est pas en soi un nouveau métier, ce rôle existe depuis plusieurs décennies et se nomme « médiateur pédagogique ». Il s’agit comme vous l’expliquez fort bien d’une posture qui permet une médiation, un lien, entre l’apprenant et ce qu’il souhaite ou doit apprendre.
    Cette pratique étudiée dès les années 80 par les Professeurs Reuven Feuerstein et Rand à conduit à l’élaboration du Programme d’Enrichissement Instrumental (PEI). Le PEI fut introduit en 1983 dans l’Education Nationale, puis en 1986 dans le domaine de la formation continue. L’Expérience d’Apprentissage Médiatisé (EAM), dont est issu le PEI, a principalement été utilisée devant le constat de difficultés face à l’apprentissage ou à l’adaptabilité des conduites.
    Ainsi deux formes peuvent être données à cet acte pédagogique qui consiste à travailler l’activité d’apprentissage au-delà des contenus des disciplines à enseigner :
    – L’une, principalement axée sur le savoir à acquérir, est nommée médiation (celle dont on parle ici)
    – L’autre, plus portée sur les dysfonctionnements internes des outils cognitifs est la re-médiation, également nommée remédiation cognitive (celle que je pratique).
    Il est a noté que si cet acte pédagogique s’accompagne d’une méthodologie spécifique très cadrée, la posture du médiateur reste le seul gage de réussite, cette posture conflue bien avec une connaissance pointue de la discipline visée.
    Les éléments de cette posture sont abordés dans le livre d’Annie CARDINET, préfacé par le Pr Feuerstein : Pratiquer la médiation en pédagogie chez DUNOD. Edité en 1995, cet ouvrage aborde ce sujet très actuel.
    Jean-François SERIZIAT
    Formateur-Consultant, Expert de la Mobilité Inclusive
    Auto-Editeur de livres et jeux pédagogiques

  2. Nathalie REDON 3 mois ll y a

    Il est favorable de mettre des mots sur les bonnes pratiques du formateur et de se les remettre en mémoire régulièrement. Merci Mirela

    • Auteur
      Mirela OPREA 3 mois ll y a

      Tu as tout à fait raison, Nathalie ! Merci pour ton commentaire 🙂

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