Du jeu d’entreprise collectif au simulateur pédagogique individuel

jeu d'entreprise

Peut-on dissocier le jeu d’entreprise du collectif ? La question amène le débat, et mérite d’y consacrer un article. Quand on consulte Wikipédia, on peut s’étonner que la définition proposée inclue la dimension collective de fait :

(…) Les entreprises sont gérées par les participants à l’action pédagogique (les élèves), regroupés en équipes (généralement concurrentes).

(Source Wikipédia)

Devenu incontournable en établissement d’enseignement supérieur, le jeu d’entreprise permet de travailler conjointement les compétences en sciences de l’entreprise, et la capacité à œuvrer en équipe sur un cas concret. Dans certains cas, des psychosociologues accompagnent les apprenants dans l’élaboration et la gestion de leur dynamique groupale au travers de l’exercice.

Individualiser le jeu d’entreprise constitue donc un défi. Perdre le collectif, c’est perdre l’échange de points de vue, et recentrer la décision sur des mécanismes cognitifs différents.

En se libérant de l’influence et de la pression à la conformité induite par l’appartenance à un groupe, l’apprenant concentre ses choix sur sa conviction propre. La décision gagne au fur et à mesure en cohérence, n’étant plus altérée par le groupe.

Notre ambition est de relever ce défi et plus encore : transposer un exercice destiné prioritairement au collectif en challenge individuel et autonome.

Comment maintenir l’engagement de l’apprenant dans ce cas ?

L’une des missions d’un animateur de jeu d’entreprise est de maintenir l’engagement des apprenants. Dans la perspective d’une pratique individuelle, il devient essentiel de compenser la perte d’interaction sociale par le simulateur lui-même.

Des solutions existent d’ores-et-déjà, nous pouvons en citer trois : L’autonomisation du parcours

En désynchronisant le jeu d’entreprise de la nécessité du regroupement collectif, se pose la question de l’accompagnement de l’apprenant. Nous intégrons ensuite dans les simulateurs une fonctionnalité d’assistance automatisée.

Cela permet de renseigner l’apprenant sur la signification des résultats obtenus, en lui suggérant des voies d’amélioration. L’avancement ainsi que l’atteinte des objectifs sont valorisés au travers de récompenses virtuelles adaptées au parcours. La virtualisation de la concurrence

L’attrait du jeu d’entreprise consiste à participer à une compétition, à être évalué par rapport à des alter ego en comprenant leur logique et en anticipant leurs choix. Dans un mode individuel, nous explorons deux voies :

  • le remplacement des concurrents par des bots (agents automatiques aux décisions plus ou moins mécaniques)
  • le développement d’une compétition indirecte (les joueurs n’ont pas d’influence sur les résultats des autres joueurs, et mesurent leur performance via des indicateurs communs).

La progression dans la difficulté

Le jeu d’entreprise classique est l’occasion de résolution de problèmes complexes en équipe. Seul, la complexité d’un problème peut conduire à un découragement, voire à un abandon si le niveau de difficulté paraît trop élevé à l’initial.

Nous optons donc dans nos simulateurs pour la progressivité de la complexité. Ainsi, nous offrons un parcours à l’apprenant lui permettant de vivre une histoire d’apprentissage, en remplacement du vécu d’une expérience de groupe.

Combiner le jeu d’entreprise collectif par nature au simulateur pédagogique individuel et autonome constitue un enjeu majeur pour Sciado Partenaires dans les années à venir. 

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