La co-construction du savoir

Co-construction du savoir

Lorsque le savoir est transmis à l’élève, il peut l’apprendre sans le comprendre, à l’image d’une formule ou d’une définition apprise par cœur. De ce fait, nous partirons de ce postulat : la co-construction du savoir peut permettre à l’apprenant d’attribuer du sens à ce qu’il réalise. Si le savoir est construit par l’élève lui-même, il s’approprie des données de l’environnement et construit une réponse au regard de ses expériences.

La co-construction du savoir implique un changement de paradigme dans l’acte d’enseigner : il ne s’agit plus de concevoir la transmission des compétences de façon linéaire et descendante, du formateur vers l’apprenant, mais plutôt d’accompagner l’apprenant dans la construction de solutions/réponses face aux obstacles rencontrés.

Quelle démarche ?

Sans s’y réduire, voici quelques pistes.

Il est nécessaire de partir des significations que l’apprenant attribue à la situation dans laquelle il se trouve (exercice, tâche…) et des différentes contraintes qui la composent. De la sorte, nous proposons de guider l’apprenant dans sa réflexion ainsi que dans la construction de sa solution. Le formateur se positionne alors en tant que guide et accompagnateur dans cette quête du savoir :

– Il guide le regard/les préoccupations des élèves.
– Il oriente la réflexion sur les axes prioritaires de résolution.
– Le formateur outille l’élève pour lui donner les moyens de réussir.
– Il enrichit les échanges avec un regard critique. 

La finalité étant de permettre à l’apprenant de construire des savoirs lui permettant d’atteindre un ou plusieurs critères de réussite dans la situation donnée (obtenir une note minimale, réaliser un taux égal ou supérieur à une donnée sur un KPI, etc). 

Cela implique que cette quête du savoir doit être conçue comme une expérience immersive d’apprentissage :

– Il est important de construire un scénario pédagogique
– Il est nécessaire de responsabiliser l’élève face à ses apprentissages (lui attribuer un rôle avec des fonctions et des missions).
– Chaque apprenant va suivre son propre cheminement parce que toutes les expériences sont différentes.  Pour une même situation donnée, deux apprenants imprégnés de différentes valeurs vivront des expériences différentes.
– Il faut réduire l’impact négatif de l’erreur en la dédramatisant et la présentant comme source d’apprentissage.

La solution fonctionne, mais encore ?

Dans la continuité de cette approche, il est pertinent d’optimiser cette solution trouvée dans une logique d’efficacité et d’efficience. Pour ce faire, nous proposons de mettre l’élève dans des situations complexes et/ou inédites pour consolider sa solution et vérifier sa transversabilité.

Ces réflexions font écho aux méthodes d’apprentissage par « problème » : il s’agit de placer l’apprenant devant un problème qu’il sera amené à résoudre en construisant sa base de connaissance (recherche de sources, croisement, sélection et mise en relation). Le professeur n’est pas le sachant mais le questionnant.

Ce sont dans ces perspectives que nous concevons nos solutions pédagogiques. Prenons l’exemple de Startero. Notre simulateur intègre des exercices et des contenus pédagogiques qui prennent sens grâce à une scénarisation pédagogique.

Le contexte comprend un ensemble d’informations nécessaire à la réflexion. Par la suite, l’apprenant doit agglomérer des informations diversifiées pour résoudre un problème créé par la simulation (décision ou exercice associé).


Article rédigé par Killian Le Calvez, ingénieur pédagogique au sein de Sciado Partenaires depuis janvier 2022.

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